Trois Gourmands.fr

 

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Paris 7e

 

 

 

Les Fables de la Fontaine

 

Par la rumeur alléchés les Trois Gourmands ont pris pour cible mensuelle une table étoilée dans un quartier où les trois bougres ont fait leurs débuts ripailleurs.

 Table établie et connue de la Rue Saint-Do, mais, et c’est là que ça nous titille, un nouveau capitaine au gouvernail de ce navire gastronomique où l’arête met la misère à l’os. Julia Sedefdjian, autant te dire qu’elle a soufflé ses 21 bougies en décembre et dans la foulée elle conserve l’étoile de son prédécesseur, rien que ça. On se souvient de ce que nous faisions au même âge… et merde.     

 Sur nos tabourets perchés, nous décidons de prendre le menu entrée plat dessert, histoire de samplé un peu plus qu’avec l’éternelle carte blanche. 

 Les trois entrées donnent l’impression de sortir de trois cuisines différentes, toutes délicieuses avec une mention spéciale au jaune d’œuf croustillant, poireaux croquants en vinaigrette d’algues, haddock cru et cuit, furieusement gourmand. Les huîtres sentinelles en gelée de concombre, pomme Granny Smith, citron et caviar, sont belles, originales mais manque légèrement de relief. Le foie gras poêlé, pommes coings, Chantilly au curry est top, très traditionnel en apparence mais étonnement contemporain et light.

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L'Affriolé

 

Il arrive que le souvenir élogieux d’une adresse gourmande soit écorné lorsque l’on est amené à la fréquenter à nouveau. C’est un peu comme pour les amours de jeunesse….

C’est ce qui nous est arrivé avec l’Affriolé….Alors que cette adresse nous avait ravi lorsque nous y étions allé en octobre 2009 pour la naissance de l’aventure « troisgourmands » - le troisième gourmand n’avait d’ailleurs pas été loin d’être décerné à l’époque – nous avons clairement déchanté à notre retour dans les lieux 5 ans plus tard pour célébrer l’anniversaire du site.

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Clover 

 

Il doit être à quatre feuilles manifestement, l’autre table de Jean-François Piège est ludique, gourmande, assaisonnée à merveille et branchée. Le confort est sommaire mais c’est vite oublié.

Dans ce mouchoir de poche de Saint Germain des Prés, l’unique menu est préparé dans une cuisine qui jouxte les quelques 20 couverts et l’enchainement des mets est parfaitement chronométré. La carte des vins est brève mais efficace, nous portons notre choix sur un Côte Roannaise Vieilles Vignes, bien équilibré et accompagnant très dignement nos assiettes.

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Café Constant

 

Faire la critique d’une des adresses de Christian Constant quand on tient un site tel que troisgourmands.fr est un moment à part, car, exception faite du Roi Bocuse, le Chef Constant est sans conteste pour nous autres 3G le Pape des gourmands, le Platini des plaisirs de la Table, ou plus encore le Napoléon des fines bouches. Comment d’ailleurs ne pas avoir immédiatement à l’esprit le magnifique « c’est gourmand ! » (avec l’accent rocailleux du sud-ouest) que le Chef Constant lâche à la cantonade quand un plat fait chanter ses papilles.

Bref, chroniquer le Café Constant revenait ni plus ni moins pour nous autres - humbles critiques - à s’attaquer à Dieu le père (si, si !). Et cette critique nous a été d’autant plus difficile à réaliser dans la mesure où, comme souvent lorsque les attentes sont trop grandes, le Café Constant n’a malheureusement pas été à la hauteur de toutes nos espérances, certes très grandes….

Venons-en donc aux faits. Une fois passée l’inévitable attente de 30 à 45 minutes (classique pour cette adresse très prisée des touristes dans laquelle il n’est hélas pas possible de réserver), nous avons été installés au premier étage du restaurant qui, bien que moins exigüe que le rez-de chaussée, n’en est pas moins d’un confort assez spartiate : chaises en bois et banquette un peu veillottes, tables très proches les unes des autres, vaisselle très cantine d’école primaire……..C’est clairement un parti pris, mais on peut ne pas aimer, et cela a été notre cas.

Passons maintenant à la carte, elle ne manque pas de charme avec ses plats surannés tels que les « Saumon mariné façon hareng, pommes de terre à l’huile », « Œufs mimosa comme autrefois », « Escalope de veau Cordon-Bleu comme l’aiment nos enfants », ou encore « Basse côte blonde d'Aquitaine à l’échalote, purée de mon enfance ». Le chef joue clairement la carte de la nostalgie, du gourmand, et de l’absence de « chichi », ce qui au premier abord est séduisant.

Mais le problème, c’est qu’on a effectivement parfois l’impression de déguster ce que nous préparaient nos grands-mères : c’est très bon, car nos grands cuisinaient divinement bien, et cela à d’ailleurs tout pour plaire aux touristes internationaux de passage les yeux pleins d’étoiles devant le Parmentier de canard ou les Profiteroles maison, mais cela risque fortement de décevoir les bistronomes parisiens aguerris que vous êtes !

Les plats proposés nous ont, en somme, paru simples, beaucoup trop simples. Ce fut particulièrement frappant pour l’entrée s’agissant des œufs mimosa. Comme c’est devenu l’usage en ce renouveau actuel des tables de la capital, nous nous attendions en effet à ce que la recette soit retravaillée, à ce qu’un petit quelque chose vienne la moderniser, la déstructurer….Or quelle ne fut notre déception devant cette reproduction fidèle, beaucoup trop fidèle, de ce plat que l’on aurait pu, très honnêtement, dégusté dans un très grand nombre de bistrots Français.

Pour les entrées, la Tarte fine aux gambas grillées, salade de pousses d’épinards et sauce citronnelle s’en sort mieux, plat plus original, plus aérien, mais la Terrine de kakos et foie gras de canard, lentilles au vieux vinaigre est elle aussi assez décevante.

Les plats ne nous ont pas non plus vraiment réconciliés avec l’adresse, la Tête de veau était là encore somme toute classique, très classique, sans atteindre la perfection (très loin à notre goût de la Tête de veaux de « La Gitane », avenue de la Motte-Picquet). De leurs côtés les Palombes à la plancha, lentilles compotées au foie gras ou la Volaille «Patte Bleue» rôtie au beurre d’herbes, ont manqué de ce petit grain de folie. Ces plats étaient traditionnels, sans faire revivre la nostalgie, bourgeois, sans  être réconfortants, savoureux, sans être véritablement gourmands...

Quant aux desserts, ils ne méritent pas non plus les hourras et applaudissements de notre part. Les crèmes caramel, riz au lait et autres profiteroles nous ont plus que déçus….franchement pour une adresse comme le Café Constant, on s’attendait encore à beaucoup mieux. Sur ce type de desserts extrêmement traditionnels, vous êtes nécessairement attendus au tournant, et là c’est vraiment la déception qui l’a emportée.

Sans avoir passé une mauvaise soirée, et sans s’être ruinés (l’addition sans les vins tournant autour des 40 € par personne), ce repas a donc été pour nous un petit crève-cœur. À Force de vouloir jouer la carte de l’authenticité le « Café Constant » est en effet, selon nous, quelque peu tombé dans la caricature. 

Il est clair que Christian Constant a pris le parti de la simplicité au Café Constant, ce qui distingue en cela cette adresse de ses deux autres tables plus cossues et gastronomiques de la rue Saint Dominique («Les Cocottes de Christian Constant» et le «Violon d’Ingres »).

Pour autant, et même si le Chef Constant restera toujours pour nous, avec le Chef Bocuse, l’icône du gourmand, ce choix un peu passéiste du tout nostalgie, « Lovely » ou « So french » pour nos sympathiques voisins de tables américains, nous a quelque peu laissé de marbre….. Comme aurait justement dit ma grand-mère, pour rester sur la thématique du lieu, il n’y a pas de quoi fouetter un chat !

 

Prix par personne

 37e

Entrée

 5,5/10

Carte des vins

 6,6/10

Plat

 6,3/10

Décoration

 4,3/10

Dessert

 7/10

Service

 6/10

Rapport qualité/prix

 7/10

Présentation des mets

 5,5/10

Note Globale

 6,6/10

 

Adresse: 139 rue Saint Dominique, Paris 7éme

Note des 3 Gourmands: Sans Gourmand

Tél: 01 42 61 06 65

Site web: www.maisonconstant.com/cafe-constant/

 

 


Philippe Excoffier  :

Après un excellent cocktail (au prix irréprochable) au bar Les Fistons, rue du Champ de Mars, nous y voilà encore, les Trois Gourmands déambulent vers la rue de l'Exposition pour essayer la nouvelle table de l'ancien chef de l'Ambassade des États-Unis à Paris, Philippe Excoffier.

 Premier abord, positif, la salle est chaleureuse, longue et assez étroite mais offrant toutefois un bon niveau de confort. De nombreux, trop nombreux bistros, négligent ce point essentiel qui conduit à s'attarder ou au contraire à abréger un repas. Le menu est assez traditionnel, un soupçon pompeux dans les énoncés mais alléchant. Carte bien balancée entre poisson et viande, la carte des vins est abordable et assez bien fournie. Accueil très sympa et souriant.

Nous regardons avec un vif intérêt, les assiettes qui affluent à la table adjacente et remarquons que la présentation est minutieuse et gourmande à la fois.

 

 La soupe Billi Bi de moules au safran est très bien exécutée et épicée avec justesse. Le carpaccio de Saint Jacques au citron vert est simple mais top et le pressé de joue de bœuf est bien tourné.

             

 Les plats arrivent, le lapin en cocotte (comme chez son voisin Christian Constant) est bon et bien exécuté mais manque de personnalité et est un peu trop "vu et revu". La caille farcie et rôtie avec son jus réduit aux raisins et embeurrée de choux est très belle d'aspect, peau bien dorée et croustillante, cuisson parfaite, très bon jus, vraiment une réussite. Le vol au vent de ris de veau est très satisfaisant, belle consistance, richesse du ris parfaitement maîtrisée et excellent feuilleté. Un des meilleurs ris de veau dégustés par les Trois Gourmands.

      

Assez belle prestation sur les desserts aussi avec notamment un beau soufflé au Grand Marnier, un brin trop fade mais bien exécuté. Le mille feuille est décevant.

 A 48 euros par personne vin compris (menu à 37 euros) cette table offre un excellent rapport qualité prix et y aller est - comme se diraient les nombreux américains fréquentant l'établissement - un "no brainer".

Prix par personne

 37e

Entrée

 7,5/10

Carte des vins

 7/10

Plat

 7,3/10

Décoration

 7/10

Dessert

 6,6/10

Service

 6,5/10

Rapport qualité/prix

 8,6/10

Présentation des mets

 7,5/10

Note Globale

 8,2/10

Adresse: 18 rue de l’Exposition, Paris 07

Note des 3 Gourmands: 1 gourmand

Tel: 01 45 51 78 08

Site web: www.philippe-excoffier.fr

 


Au bon accueil :

         

Une adresse comme on aimerait en rencontrer plus souvent, aucune fausse note, aussi bien concernant le service, le confort, et bien sûr la cuisine, impeccable…. Dès notre arrivée un sentiment de bien-être nous empare, de la salle, au milieu de laquelle trône une magnifique toile d’Albert Fourrié, émane une douce bonhommie, bien loin des adresses bling bling sans âme trop souvent croisées et aussi vite oubliées. Sentiment de bien-être réconforté à la vue de la carte, et de son formidable menu à 32 €, où chaque ligne vous fait envie.

Après avoir surmonté le doux dilemme de la commande, devant tant de propositions appétissantes, l’arrivée des assiettes nous rassérène dans notre choix. En entrée, les filets de maquereaux mi cuits sur leur lit de petits pois et de fèves sont une révélation, tandis que magrets fumés par la maison et consommé froid de potiron rivalisent de brio. Que dire de la blanquette de veau aux épinards de mer où, au classicisme de ce plat légendaire, se rajoute la petite touche de modernité espérée, ou encore de la bavette aux jeunes légumes au beurre, si ce n'est un bravo de très bon aloi au Chef. Enfin, le dessert et sa petite tartelette aux fraises, Mama Mia !

                  

Au Bon Accueil tout est maîtrisé, nous avons affaire à de grands professionnels et nous, Trois Gourmands, en avons pleinement conscience. Pas d’azote liquide, pas de cuisine moléculaire, mais une cuisine qui fait honneur à la tradition culinaire française. Pour ne rien gâcher, l’addition est plus que douce et le service impeccable. En voilà une adresse GOURMANDE !!!   

Prix par personne

 32e

Entrée

 6.8/10

Carte des vins

 7.5/10

Plat

 7/10

Décoration

 7.5/10

Dessert

 7.3/10

Service

 7.5/10

Rapport qualité/prix

 8/10

Présentation des mets

 6.8/10

Note Globale

 7/10

Adresse: 14 rue de Monttessuy, Paris 7

Tel: 01 47 05 46 11

Note des 3 Gourmands: 1 gourmand

Site Web: www.aubonaccueilparis.com

 


La table d'Aki:

Cette soirée à la Table d’Aki nous en a fait voir de toutes les couleurs, et nous a fait passer par tous les sentiments de l’arc en ciel humain, du ravissement à la déception, de l’admiration à l’énervement et pour finir de l’enthousiasme à la frustration. Pourtant tout avait admirablement commencé et cette soirée se présentait sous les meilleurs augures lorsque nous l’avons débutée. La Table d’AKI c’est un petit restaurant atypique de par sa taille et son atmosphère minimaliste, AKI HORIKOSHI trônant au milieu des quelques tables et cuisinant seul avec brio au vu de tous ses convives, tel un ami vous préparant un bon repas. Sa cuisine n’a rien à envier aux plus grands, tout est millimétré, subtil et pour tout dire admirablement maîtrisé. Le premier amuse-bouche nous donnait d’ailleurs le ton, petit assemblage de légumes de saison, justes tièdes, tout en finesse, légèreté et subtilité……hum un régal. La suite n’était à vrai dire pas pour nous déplaire, un gaspacho d’écrevisses de toute beauté et d’une belle élégance. Le turbo au beurre blanc qui devait lui succéder suscitait également notre clameur, mais se distinguait la encore par sa grande légèreté….

 

Et tel fût notre dilemme car si la cuisine de la Table d’’AKI brille par sa délicatesse autant dire les choses clairement elle ne nourrit par un gourmand ! Le style aérien des premiers plats ne nous avait jusque-là pas frappés car confiants dans ce « petit menu dégustation » nous nous attendions comme c’est l’usage à une succession de ces petites merveilles. Passée l’admiration initiale, notre déception ne mis en conséquence pas longtemps à poindre lorsque nous comprîmes abattus que ce si subtil turbo, certes délicat, mais pour tout dire loin d’être roboratif, aller constituer notre unique plat de résistance. Après le dessert, dacquoise aux framboises extrêmement décevante, digne d’un régime de mannequin suédoise, tous les sentiments positifs que nous avions accumulés jusque-là étaient réduits à néant, et du pur plaisir nous devions passer à une terrible frustration. Un sentiment de privation nous avait définitivement envahi et c’est fort contrariés que nous vîmes arriver l’addition, sans même pouvoir se sustenter de quelques petites mignardises espérées avec ferveur.

La réalité était donc là, malgré ce menu dégustation à 48 euros, prix loin d’être dérisoire par rapport à ce que d’autres belles tables parisiennes proposent, nous avons achevé notre dîner en ayant encore bel et bien FAIM. Au moment de régler notre repas un sentiment d’inachevé nous emparait ainsi et une conclusion s’imposait pour nous 3G la Table d’AKI n’était pas gourmande. Si à l’exception du dessert tous les plats nous avaient plu, ce repas pris en son ensemble manquait cruellement de générosité, je dirais même de bonhommie. A force de finesse et de minimalisme, la cuisine proposée avait un peu perdu de saveur….Ainsi la table d’AKI restera pour nous une réelle déception, tel un château de carte qui se serait effondré subitement sous nos yeux, le ravissement du début de repas avait laissé place lors de notre départ à un sentiment d’inachevé, et surtout et c’est un comble chacun de nous réfléchissait secrètement au sandwich qu’il allait se concocter de retour chez lui !

Prix par personne

 46e

Entrée

 7.3/10

Carte des vins

 5.3/10

Plat

 7,5/10

Décoration

 5.5/10

Dessert

 4.3/10

Service

 5.3/10

Rapport qualité/prix

 4.3/10

Présentation des mets

 7/10

Note Globale

 5.6/10

            Adresse: 49 rue Vaneau, Paris 7

            Tel: 01 45 44 43 48  

            Site Web: www.latabledaki.com

 


Chez les anges  (nouvelle visite février 2013):

 

                                    

Un gourmand c'est quoi? Quelqu'un à l'appétit solide, au palet éduqué et ayant bien bourlingué, aimant le confort, les beaux vins, la surprise, la rondeur des ingrédients, la justesse des assemblages.

C'est précisément pour ça que les Trois Gourmands étaient voués à s'en payer une belle tranche à cette belle table du couple Lacipière. Chez les Anges est le premier restaurant à avoir conquis le Graal, en d'autres termes la note de trois gourmands. Nous avions alors testé un menu dégustation exceptionnel, notamment, entrée de pieds de mouton, œufs pochés et émulsion de raifort, plat de ris de veau caramélisé à tomber à la renverse, dessert de gelée de verveine, poire en sorbet et sablé breton. Tout est vraiment bien exécuté. Le cadre est confortable, très confortable, la carte des vins fait venir les larmes aux yeux et est tellement bien fournie qu'elle nécessiterait probablement 5 heures de lecture assidue. On y oublie l'heure, on s'y installe, on est bien. N'oublions pas, le plateau de fromage qui trône fièrement sur le bar de marbre près de l'entrée, il fait plaisir ce plateau, très plaisir, on se surprendrait presque à lui parler.

Pour un menu, entrée, plat, dessert, à 34 euros, c'est fort et devrait faire rougir moult restaurateurs.

Il y a eu de nombreuses récidives, avec les femmes des Gourmands, famille, amis, plus ou moins le même verdict chaque fois! La dernière visite nous a notamment régalé d'un roulé de sole aux épices tandoori avec coques, chicons et émulsion de citron vert, soufflé de fromage blanc sur soupes de pommes vertes au manzana.

                  

 

Prix par personne

 55e

Entrée

 8,6/10

Carte des vins

 8,6/10

Plat

 8,5/10

Décoration

 8,6/10

Dessert

 8,6/10

Service

 7,6/10

Rapport qualité/prix

 9/10

Présentation des mets

 8,5/10

Note Globale

 9/10

Adresse: 54 bd de la tour Maubourg, Paris 7                                                                        

Téléphone: 01 47 05 89 86

Site web: www.chezlesanges.com