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Paris 14e

 

 

Anthocyane

 

L’Anthocyane - qui a ouvert ses portes en décembre 2015 – est une belle surprise et l’on peut parier, sans prendre beaucoup de risque, qu’elle figurera rapidement parmi les valeurs sûres du 14ème.

Arrivé du Lancaster, Jean Paul Da Costa (impressionnant par sa connaissance des vins), fait une très belle équipe avec le chef Andrea Franceschi (anciens de Joël Robuchon, du Pavillon Ledoyen, et du Fouquet’s) et le chef pâtissier Alexandre Thoury (revenu dans le plus beau pays du monde après quelques errements en Australie et en Angleterre). Malgré sa jeunesse, cette adresse a vite pris son rythme de croisière. A n’en pas douter, nous avons affaire à de vrais professionnels des métiers de bouche qui maitrisent parfaitement leur partition.

N’allez pas croire pour autant que la critique de l’Anthocyane fut aisée. En effet, comme ce fut le cas il y a quelques mois avec le restaurant Porte 12, les avis respectifs des trois gourmands ont été très partagés, et c’est peu de le dire !

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Les petites sorcières

 

Notre virée dans le village Daguerre commence (et fini) dans un des meilleurs bars dont nous avons jamais foulé le sol, le Lock Groove, bar branché, rock n’ roll, étudiants et anciens voire très anciens étudiants, superbe collection de vinyles et alcools de bon calibre à des prix défiant toute concurrence, bribes de magazines Playboy vintage collées ici et là, incontournable, on aime.

Après, direction les Petites Sorcières, le QG de la celebrity chef Ghislaine Arabian.  Nous sommes accueillis par le sourire pétillant de la maîtresse des lieux et une salle spacieuse aux tables agréablement espacées les unes des autres.

Le parti pris est clairement celui de la cuisine néo-bistrot d’influence nordique et nordiste, en passant par l’Ecosse.

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Augustin :

Augustin, c’est le nouveau bébé du duo de choc de la Villa Corse (Paris 15 et 16), le chef Vincent Deyres, ancien chef étoilé de l’Emile’s à Calvi et du restaurateur Augustin Grisoni. Augustin a ouvert ses portes rue Daguerre le 15 décembre dernier et c’est un succès. Augustin remplace le Bistrot des Pingouins et a fait l’objet d’importantes rénovations. Le résultat… moderne, épuré, et à la fois cossu et chaleureux.

 Nous sommes assis face à la vitrine où la cuisine se ficelle sous nos yeux, la sommelière et les serveuses sont très attentives, le service est résolument supérieur à la norme dans une pension qui s’étiquette “Bistrot”.

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Le Cornichon :

 

Après un passage rafraîchissant dans le bar plateforme du Café Oz à Denfert Rochereau, ambiance spring break australien, nous nous engouffrons dans la rue Daguerre pour quelques enjambées avant de rejoindre notre objectif, Le Cornichon, rue Gassendi.

Cette cucurbitacée-là n’est ni aigre ni verte mais plutôt riche, généreuse et gourmande. La salle du Cornichon est assez spacieuse et relativement confortable pour un bistrot parisien et la thématique est respectée, le cornichon dans tous ses états, cornichons formant une tête de mort, cornichon héros de BD façon Bob l’Eponge vert et vinaigré…

Nous passons commande et, après une attente assez longue tout  de même, trois entrées différentes prennent place sur la table des Gourmands.   Le menu entrée, plat et dessert à 35 euros fait vraiment plaisir à lire même si certains des plats les plus intrigants sont assortis d’un supplément de 10 euros, sans doute justifié.

Mon « Pâté de tête de veau croustillant sauce tonnato, sucrine, anchois et câperons » me fait oublier le temps d’attente et est une belle réalisation, la sauce est très juste. Les deux autres entrées, « Escabèche de filet de maquereaux, condiments aigre doux et mousseline d'artichauts citronnée » et « Risotto d'épeautre crémeux, effiloché de lapin confit, citron, olives, cébette et jus de viande » font également plaisir.

 

 

L’escabèche est bien assaisonnée et joliment présentée. Quant au risotto, il est terne d’aspect mais la saveur est au rendez-vous. Les entrées n’impressionnent pas mais font certainement bonne impression, surtout irriguées d’un Sancerre rouge de bonne tenue.

Les plats arrivent, un plat sans supplément et deux avec. Le premier, « Filet de cabillaud grillé au beurre d'herbes, haricots de Paimpol mijotés tomatés » est certes très classique mais également très bien exécuté et beau à voir. 

Les deux autres, choisis dans la catégorie « Poils et Plumes », « Grouse à la ficelle façon pot au feu, bouillon corsé, rapé de raifort frais et gros câpres » et « Palombe rôtie servie rosée, ravioles de cèpes, raisin muscat, sauce salmis ». 

 

 

    

La Grouse, coq des bruyères d’origine écossaise, très puissante en bouche, est intelligemment cuisinée, en pot au feu, de cette façon ce drôle d’oiseau conserve discrètement mas sûrement son goût distinctif, le bouillon et le raifort accompagnent très justement.  La Palombe est cuite et dévorée comme elle doit l’être, les ravioles de cèpes sont très bonnes et une des réalisations les plus originales de la soirée.

Les desserts, nous les avons tous goûtés :

« Panna cotta chocolat blanc, mirabelles compôtées, amandes caramélisées »

« Pêche glacée vanillée au vin blanc, fromage blanc et citron vert »

« Sablé aux figues fraîches, fleur de sel, sorbet anis »

Beaux desserts pour un bistrot, vraiment, surtout la panna cotta et le sablé.  Ce dernier dessert est très esthétique et le ménage à quatre du sablé, de la figue, du sel et de l’anis est explosif, bravo.

Un beau repas bistrotier dont nous avons ensuite parlé autour d’un verre de Calvados, boulevard Edgar Quinet, pour mettre des notes unanimes, un Gourmand pour le bistrot de Frank Bellanger et Matthieu Nadjar.

Ce que nous avons aimé, la qualité des ingrédients, la rareté de certains ingrédients, les desserts. Ce que nous avons moins aimé, le temps initial d’attente, le manque de surprise sur certains plats.

 

Prix par personne

 35e

Entrée

 7/10

Carte des vins

 7,3/10

Plat

 7,3/10

Décoration

 6,8/10

Dessert

 7,3/10

Service

 6/10

Rapport qualité/prix

 7,6/10

Présentation des mets

 7,5/10

Note Globale

 7,3/10

 

Adresse: 34 rue de Gassendi, Paris 14ème

Note des 3 Gourmands: 1 Gourmand

Tel: 01 43 20 40 19

Site web: www.lecornichon.fr

 


Kigawa  :

                 

Une belle adresse du 14ème arrondissement de Paris dans une petite salle discrète. 

Le restaurant porte le nom de son chef japonais qui, comme beaucoup de ses compatriotes, a l'art de combiner la finesse de présentation et d'exécution propre à la cuisine japonaise, à une excellente maîtrise de la gastronomie traditionnelle française. Ce principe est notamment illustré par un plat qui sublime un ingrédient souvent considéré comme ingrat à Paris, la langue de boeuf. Le plat de langue de boeuf croustillante est vraiment un beau plat et la texture de la langue de boeuf très souple et fondante. 

La carte des vins est garnie légèrement mais sûrement.

Nous avions en revanche remarqué que la configuration décorative de chaque assiette était un peu trop similaire même pour des plats aussi différents que le dos de cabillaud et la langue de boeuf.

Cette table ouverte depuis 2011 a reçu un Bib Gourmand en 2012 et c'est très logique. Très bon rapport qualité prix.

Prix par personne

 32e

Entrée

 8,8/10

Carte des vins

 8/10

Plat

 8,3/10

Décoration

 6,5/10

Dessert

 7,5/10

Service

 7/10

Rapport qualité/prix

 9/10

Présentation des mets

 8,8/10

Note Globale

 8,8/10

 

Adresse: 186 rue du Château, Paris 14ème

Téléphone: 01 43 35 31 61

Site: www.kigawa.fr