Trois Gourmands.fr

 

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Paris 6e

 

 

KGB

C’est sans transition, c’est-à-dire sans le traditionnel apéro d’après boulot, que nous attaquons un repas gastronomique au KGB faute à un système de réservation en 2 services. Dès 19h30 se firent servir des amuses bouches, non des entrées .. enfin  des zors d’heures selon un néologisme de la maison. Il y a plus pratique certes, mais on a connu pire contrainte.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je m’amenais les 3 gourmands dans cette charmante rue du 6eme, tant le souvenir que je gardais du restaurant et de sa cuisine était associé à des saveurs exotiques, des plats graphiques et une justesse d’exécution assez bluffante.

William Ledeuil avait imprimé sa marque et son style à Paris sans qu’on trouve grand-chose à y redire. Sa cuisine empruntait les chemins de l’Asie avec dans ses bagages des techniques d’un triple étoilé au Michelin.

Mais c’est déçu, que nous finirons ce repas. Rien de mauvais . .

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Le Bon Saint Pourçain

Tout Saint Pourçain?

Engoncé entre l’église Saint-Sulpice et le Jardin du Luxembourg, la rue Servandoni est un havre de paix, et en son sein, le Bon Saint Pourçain.

L’enthousiasme de certains de nos confrères nous a surpris au final tant la prestation était insipide et répliquée par des centaines d’établissements dans Paris.

Nous avions choisi la terrasse, bon choix de premier abord qui s’est avéré désastreux ensuite, en raison de l’interstice entre les deux auvents couvrant la terrasse, juste au dessus de notre table, dining in the rain... Problème qui a été signalé au propriétaire et doit être réglé à l’avenir nous assure-t-on, quel soulagement!

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Taokan

 

Au commencement il y avait le jardin du Luxembourg ensoleillé en cette douce soirée de juin (sans conteste un des plus beaux endroits de Panam), et ses buvettes délicieusement surannées (le seul fait d’aller dans un lieu qui se nomme « buvette » justifie d’ailleurs en soi le déplacement), et puis patatras, toute surannées qu’elles étaient les buvettes du luchos étaient fermées….. Nous nous décidons alors de tenter notre chance vers le très chic Café de l'Odéon, repère des bobos mâtinés 6ème arrondissement (c’est-à-dire clairement plus « Bo » bourgeois que « Bo » bohèmes, malgré leurs vains efforts pour paraitre le contraire), et là repatatras aucune place pour siroter notre Heineken à 7 euros….. Bigre, il en faut plus pour décourager les gourmands, direction donc une valeur sûre « The Coolin Irish Bar » au marché Saint Germain (où nous avons récemment vu le Toulon de Berni le dingue mettre une petite fessée aux arrogants Saracens) où, sirotant une petite pinte de Magners, nous avons pris du bon temps en parlant de trucs que les bobos évoqués précédemment n’auraient à coup sûr pas trouvé de « bon ton » (notamment des anecdotes sur des bimbos avec des mitraillettes, mais-là je sors de ma critique diront les 2 autres « G »….).

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Fogòn

 

La rentrée des 3 gourmands devait prolonger un peu l’été et s’est placé  naturellement sous le signe de l’exotisme, et de la convivialité..  

Avant de tester notre premier restaurant espagnol, nous avons franchi le seuil d’un lieux insolite et historique : la Venus Noire, bar du quartier saint Michel, faussement calme et fragilement  installé dans l’œil du cyclone des rues étourdissantes de Saint Germain. En entrant, nos regards cherchaient déjà notre hôtesse,  princesse noire des lieux qui virent Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, et François Villon  fréquentés ces caves voûtées sentant la fumée de cigarette et la sueur.

 Nous sortîmes enfin, notre soif épanchée d’une bière belge délicieuse et bon marché (5e la pinte) pour longer les quais de Seine et après quelques pas,  entrer chez Fogòn. Ce restaurant espagnol n’a rien d’une bodega, la salle toute en longueur est moderne et confortable, un jambon ibérique tel un trophée tourne dans un coin de la pièce, unique évocation à l’Espagne.

Les serveurs sont drapés d’un tablier beige qui tient plus de l’uniforme colonial de la légion que d’un vêtement de cuisine, et frappés par cette fierté espagnole rendant le service poli, impeccable mais un peu terne.

Deux menus s’offraient à notre choix : l’un à 48 euros avec tapas en entrée, paella et dessert à la carte, l’autre à 55 euros composé de 12 tapas surprises. On hésitait entre le classique d’une paella, plat emblématique apparemment bien réussi par cette maison ou l’originalité permise par les tapas. On a espéré des textures fondantes, croquantes, moelleuse, des matières saisies par l’azote et d’autres brutes, régionales .. on a donc opté pour les tapas !

    

5 tapas sont apportés rapidement, tapas d’entrée faisant la part belle à des produits régionaux de qualité : gaspacho de tomate, épais et vinaigré laissant une petite acidité, facilement gommé par une figue fraîche et légère, entourée de l’incontournable jambon ibérique. Une mini courgette cuite à basse température, tomate, anchois, puis le maquereau tiède, moutarde  apportent un fondant agréable. L’œuf mimosa au thon et poutargue puis les rillettes de la mer resteront sur la même  ligne directrice : qualité des produits, préparation simple et maîtrisée.

 

Nul, ne peut prétendre succéder à El Bulli et notre enthousiasme gourmand a certainement placé des espoirs trop ambitieux envers cet honorable restaurant. Les critiquent ne tarissant pas d’éloge pour cette nouvelle cuisine espagnole, inventive et décomplexée, nous, on attendait mieux quai des Grands Augustin. En effet, la suite s’essouffle, les tapas restent bons, sans jamais être renversants et nos papilles s’ennuient.. Tourte sauce au vin, encornets ; duo de saumon et sardines accompagnés d’inutiles raisins et croûtons ; merlu puis poulet farci à la merguez, le seul énoncé de ce plat mériterait de le sortir du menu.

Les tapas sucrés sont agréables : pêche melba, choux abricot et crème au safran fort goûteuse.

Il n’y aura pas de gourmand ce soir, pourtant Fogòn est un restaurant qui ne manque pas de qualité et que je conseillerais pour sa formule du soir (à partir de 22h30, le menu est à 35 euros avec  tapas, paella et dessert). Alors sortez dans le quartier, au théâtre ou au cinéma, dansez .. dansez avec la Venus Noire puis faites virevolter ses formes plantureuses et formidables autour des fiers serveurs de Fogòn.

 

Prix par personne

 55e

Entrée

 7/10

Carte des vins

 7,3/10

Plat

 5,5/10

Décoration

 7,8/10

Dessert

 6/10

Service

 5,6/10

Rapport qualité/prix

 4/10

Présentation des mets

 7/10

Note Globale

 6/10

 

Adresse: 45 quai des Grands Augustins, Paris 6ème

Note des 3 Gourmands: sans Gourmand

Tel: 01 43 54 31 33

Site web: www.fogon.fr

La Vénus Noire: 25 rue de l'hirondelle, www.lavenusnoire.fr