Trois Gourmands.fr

 

    Accueil      Les Trois Gourmands      Les Gourmands "Qualité/prix"      Les Pas Gourmands                            

 

 

 

Les Gourmands " Qualité/prix"  

 

 

 

Restaurant H

 

Avec une simple lettre, le H  calligraphiée, on perçoit toute  l'élégance de notre restaurant du mois, le restaurant H.  Quand cette signature vient du second du restaurant Akrame, doublement étoilé en 2015, alors attention il y a du niveau et potentiellement un  3G à la clé!

Et nous n'avons pas été déçus ..

 Dans une rue calme et retirée, proche de la place des Vosges, se tient  le restaurant H. La salle, sans être spacieuse compte assez peu de tables, peut-être une quinzaine, et donne une impression d'espace et de confort, accentuée par la présence de canapés. La décoration, épurée, aux tons sombres, a puisé dans la collection photos des galeries "Yellowcorner", me permettant de diner face à 2 grands tétons (à lire au premier degré, les 2 gourmands n'étant pas affublés de qualificatifs si sexuellement explicites).

Lire la suite..

 


La Régalade Conservatoire

 

On se régale rue Saint Honoré, on se régale à Monsouris, on se régale .. Conservatoire! Ce pourrait être une publicité pour la déclinaison des restaurants "Régalade" aux quatre coins de Paris. Ces quelques ouvertures ne sont pas à rapprocher d'un concept "chaîne", plus enclin à se soucier de rentabilité que de gastronomie. Fort heureusement, Bruno Doucet, nous préserve bien de cela et décline ses succès sans rien renier de ses exigences bistronomiques: qualité, produit.

Alors, Régalade!? Et bien oui, plutôt.

 

Lire la suite..

 


Les Fables de la Fontaine

 

Par la rumeur alléchés les Trois Gourmands ont pris pour cible mensuelle une table étoilée dans un quartier où les trois bougres ont fait leurs débuts ripailleurs.

 Table établie et connue de la Rue Saint-Do, mais, et c’est là que ça nous titille, un nouveau capitaine au gouvernail de ce navire gastronomique où l’arête met la misère à l’os. Julia Sedefdjian, autant te dire qu’elle a soufflé ses 21 bougies en décembre et dans la foulée elle conserve l’étoile de son prédécesseur, rien que ça. On se souvient de ce que nous faisions au même âge… et merde.     

 Sur nos tabourets perchés, nous décidons de prendre le menu entrée plat dessert, histoire de samplé un peu plus qu’avec l’éternelle carte blanche. 

 Les trois entrées donnent l’impression de sortir de trois cuisines différentes, toutes délicieuses avec une mention spéciale au jaune d’œuf croustillant, poireaux croquants en vinaigrette d’algues, haddock cru et cuit, furieusement gourmand. Les huîtres sentinelles en gelée de concombre, pomme Granny Smith, citron et caviar, sont belles, originales mais manque légèrement de relief. Le foie gras poêlé, pommes coings, Chantilly au curry est top, très traditionnel en apparence mais étonnement contemporain et light.

Lire la suite..

 


Louis

 

Paris est une fête ! Oh oui Paris est une fête et le sera encore demain et après-demain. Ernest l’avait bien compris et ce n’est pas une servile troupe de barbares idolâtres qui y changera quelque chose.

Cette fête, comment ne pas la ressentir lorsqu’au détour d’une rue anonyme, on a la chance de débusquer, presque au débotté, l’une de ces nouvelles échoppes si inventives qui éclosent çà et là. Tombé-là donc presque par hasard, au gré de quelques échos encore timides, nous avons découvert l’un des futurs grands de la cuisine française, au rang à n’en pas douter des Benallal Akrame et David Toutain…

 C’est que l’on a ressenti en découvrant la cuisine du chef Stéphane Pitré et son restaurant éponyme « Louis - Stéphane Pitré ». Bien sûr, passé chez Senderens, Stéphane Pitré n’est pas ce que l’on appelle un premier venu. Le Gault & Millau ne s’y est du reste pas trompé puisqu’il lui a accordé début 2015 sa prestigieuse dotation. Mais enfin nous étions loin de nous attendre à être autant bluffés lorsque nous avons passé les portes de cette nouvelle table.

Lire la suite..

 


Mensae

 

Orphelin d'une critique des Trois Gourmands, le 19ème arrondissement a enfin reçu la visite des trois gonzes à l'appétit et au palais affûtés. Pour justifier cette expédition loin de nos bergeries respectives autant dire qu'il ne s'agissait pas de jouer à touche-pipi en cuisine, et à Mensae le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils maîtrisent leur sujet.

Après un rafraîchissement dans la mythique guinguette post-bobo Rosa Bonheur, nous nous perdons dans des rues plus désertes les unes que les autres, pour arriver dans un beau restaurant, spacieux, clair et assez confortable.  Ad mensam consistere à Mensae amène ça: un pur moment de bonheur gourmand.

Lire la suite..

 


Clos Y

Nichi-Futsu kankei, 日仏関係, ou l’amitié franco-nippone, est à son point d’orgue au Clos Y, trois cents ans après que Tsunenaga Hasekura, un samouraï et ambassadeur japonais, en route vers Rome, ait fait escale pour quelques jours dans le sud de la France, fortuitement.
C’est assez fortuitement aussi que les Trois Gourmands, après une escale non fortuite aux Vendangeurs rue Stanislas, se sont réunis pour un soixantième restaurant au pied de la Tour Montparnasse, dans ce laboratoire de la gastronomie française magistralement orchestré par le chef Yoshitaka Ikeda et le maître de cérémonie Yuma Shigenaga.

La devise du restaurant fait la promesse d’un Japon au service de la gastronomie française et la réalisation est une véritable prouesse.

Lire la suite..

 


Chez les anges  (nouvelle visite février 2013):

 

Un gourmand c'est quoi? Quelqu'un à l'appétit solide, au palet éduqué et ayant bien bourlingué, aimant le confort, les beaux vins, la surprise, la rondeur des ingrédients, la justesse des assemblages.

C'est précisément pour ça que les Trois Gourmands étaient voués à s'en payer une belle tranche à cette belle table du couple Lacipière. Chez les Anges est le premier restaurant à avoir conquis le Graal, en d'autres termes la note de trois gourmands. Nous avions alors testé un menu dégustation exceptionnel, notamment, entrée de pieds de mouton, œufs pochés et émulsion de raifort, plat de ris de veau caramélisé à tomber à la renverse, dessert de gelée de verveine, poire en sorbet et sablé breton. Tout est vraiment bien exécuté. Le cadre est confortable, très confortable, la carte des vins fait venir les larmes aux yeux et est tellement bien fournie qu'elle nécessiterait probablement 5 heures de lecture assidue. On y oublie l'heure, on s'y installe, on est bien. N'oublions pas, le plateau de fromage qui trône fièrement sur le bar de marbre près de l'entrée, il fait plaisir ce plateau, très plaisir, on se surprendrait presque à lui parler.

Pour un menu, entrée, plat, dessert, à 34 euros, c'est fort et devrait faire rougir moult restaurateurs.

Il y a eu de nombreuses récidives, avec les femmes des Gourmands, famille, amis, plus ou moins le même verdict chaque fois! La dernière visite nous a notamment régalé d'un roulé de sole aux épices tandoori avec coques, chicons et émulsion de citron vert, soufflé de fromage blanc sur soupes de pommes vertes au manzana.

             

Prix par personne

 55e

Entrée

 8,6/10

Carte des vins

 8,6/10

Plat

 8,5/10

Décoration

 8,6/10

Dessert

 8,6/10

Service

 7,6/10

Rapport qualité/prix

 9/10

Présentation des mets

 8,5/10

Note Globale

 9/10

Adresse: 54 bd de la tour Maubourg, Paris 7                                                                        

Téléphone: 01 47 05 89 86

Site web: www.chezlesanges.com

 


 L'Ourcine

 

 

Une devise, « vins de vignerons et cuisine de cuisinier » et une pensée « boire un canon c’est sauver un vigneron ». Qui pourrait objecter à ces mots d’accueil de l’Ourcine, pas les Trois Gourmands en tous cas ! A quelques enjambées de Port Royal dans le quartier Croulebarbe aux allures de village, le lieu est discret mais confortable, affluant mais calme et le service est très attentif et efficace. Les assiettes qui flottent dans la salle font tourner la tête et envoient un message clair ; nos solides appétits ne seront pas en reste.

La carte du menu à 35 euros est belle, bistronome et pourvue d’une inhabituelle originalité pour ce type d’établissement. Le choix est difficile mais rapide tant l’envie de bien jaffer nous taraude le buffet. Leurs vins ne sont pas les vins de l’intendance et n’ont pas le goût de trop peu ou de rien ni tendance à puer le phénol ou le purin, non, pas de pichtegorne à la carte mais des vins accomplis et bien tournés, manifestement le fruit d’un bel effort de sélection et de recherche. Nous partons sur une Côte Roannaise de Francisque Lapandéry, à 25 euros on se demande pourquoi on a gaspillé plus de trente années à boire autre chose.

Lire la suite..

 


Bistro Volnay

 

C’est une belle adresse que vous proposent les 3 gourmands ce mois-ci. Tout est ici une question d’équilibre. Le lieu tout d’abord : c’est un bistrot des années 30 avec son indispensable bar, une longue banquette couleur bourgogne adossée au mur, des boiseries, de grands miroirs, des petites tables rondes éclairées à la bougie. Eh bien, ce n’est ni vieux, ni ancien, ni branché bien sûr, c’est juste beau et confortable.

Lire la suite..

 


 Kigawa  :

                 

Une belle adresse du 14ème arrondissement de Paris dans une petite salle discrète. 

Le restaurant porte le nom de son chef japonais qui, comme beaucoup de ses compatriotes, a l'art de combiner la finesse de présentation et d'exécution propre à la cuisine japonaise, à une excellente maîtrise de la gastronomie traditionnelle française. Ce principe est notamment illustré par un plat qui sublime un ingrédient souvent considéré comme ingrat à Paris, la langue de boeuf. Le plat de langue de boeuf croustillante est vraiment un beau plat et la texture de la langue de boeuf très souple et fondante. 

La carte des vins est garnie légèrement mais sûrement.

Nous avions en revanche remarqué que la configuration décorative de chaque assiette était un peu trop similaire même pour des plats aussi différents que le dos de cabillaud et la langue de boeuf.

Cette table ouverte depuis 2011 a reçu un Bib Gourmand en 2012 et c'est très logique. Très bon rapport qualité prix.

Prix par personne

 32e

Entrée

 8,8/10

Carte des vins

 8/10

Plat

 8,3/10

Décoration

 6,5/10

Dessert

 7,5/10

Service

 7/10

Rapport qualité/prix

 9/10

Présentation des mets

 8,8/10

Note Globale

 8,8/10

 

Adresse: 186 rue du Château, Paris 14ème

Téléphone: 01 43 35 31 61

Site: www.kigawa.fr

                                                                      


Augustin

Augustin, c’est le nouveau bébé du duo de choc de la Villa Corse (Paris 15 et 16), le chef Vincent Deyres, ancien chef étoilé de l’Emile’s à Calvi et du restaurateur Augustin Grisoni. Augustin a ouvert ses portes rue Daguerre le 15 décembre dernier et c’est un succès. Augustin remplace le Bistrot des Pingouins et a fait l’objet d’importantes rénovations. Le résultat… moderne, épuré, et à la fois cossu et chaleureux.

 Nous sommes assis face à la vitrine où la cuisine se ficelle sous nos yeux, la sommelière et les serveuses sont très attentives, le service est résolument supérieur à la norme dans une pension qui s’étiquette “Bistrot”.

Lire la suite..

 


Chaméléon

 

 

Encore quelques regards intriqués.. Petite piqûre de rappel. Les trois gourmands ne sont pas de sinistres personnages, comme le critique ampoulé de Ratatouille, ou encore des espions de la gastronomie travaillant en immersion tels Louis de Funès dans l'Aile ou la Cuisse, déguisé en vieille dame et réclamant son "eau minérale".

Non, les trois gourmands ne donnent pas dans la discrétion, il y a du bruit, des exclamations, de la lumière. Le crépitement du flash des photos dans l'assiette laisse notre serveur incrédule, maugréant certainement contre les blogueurs indélicats que nous sommes. C'est vrai .. et ce n'est pas près de s'arranger tant la bonne humeur, la franche camaraderie constituent de solides remparts à la morosité ambiante. Fin de cette parenthèse, ouvrons maintenant la bouteille de ce repas.

Lire la suite..

 


Le Cornichon

 

Après un passage rafraîchissant dans le bar plateforme du Café Oz à Denfert-Rochereau, ambiance spring break australien, nous nous engouffrons dans la rue Daguerre pour quelques enjambées avant de rejoindre notre objectif, Le Cornichon, rue Gassendi.

Cette cucurbitacée-là n’est ni aigre ni verte mais plutôt riche, généreuse et gourmande. La salle du Cornichon est assez spacieuse et relativement confortable pour un bistrot parisien et la thématique est respectée, le cornichon dans tous ses états, cornichons formant une tête de mort, cornichon héros de BD façon Bob l’Eponge vert et vinaigré…

Lire la suite..