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Les restaurants 2 Gourmands 

 

 

Anthocyane

 

L’Anthocyane - qui a ouvert ses portes en décembre 2015 – est une belle surprise et l’on peut parier, sans prendre beaucoup de risque, qu’elle figurera rapidement parmi les valeurs sûres du 14ème.

Arrivé du Lancaster, Jean Paul Da Costa (impressionnant par sa connaissance des vins), fait une très belle équipe avec le chef Andrea Franceschi (anciens de Joël Robuchon, du Pavillon Ledoyen, et du Fouquet’s) et le chef pâtissier Alexandre Thoury (revenu dans le plus beau pays du monde après quelques errements en Australie et en Angleterre). Malgré sa jeunesse, cette adresse a vite pris son rythme de croisière. A n’en pas douter, nous avons affaire à de vrais professionnels des métiers de bouche qui maitrisent parfaitement leur partition.

N’allez pas croire pour autant que la critique de l’Anthocyane fut aisée. En effet, comme ce fut le cas il y a quelques mois avec le restaurant Porte 12, les avis respectifs des trois gourmands ont été très partagés, et c’est peu de le dire !

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Le Boudoir

 

 

La philosophie de ce boudoir n’a rien à voir avec celle du Marquis de Sade – et c’est heureux – mais elle est ici passionnément épicurienne. Les deux zélateurs de la gourmandise qui orchestrent cette ronde auberge sont Arnaud Nicolas et Stéphane Dufau.

 Arnaud Nicolas fut couronné, je dis bien couronné, Meilleur Ouvrier de France en charcuterie en 2003 à l’âge de 24 ans et il est passé dans de très illustres maisons comme le Louis XV de Ducasse à Monaco.

 Stéphane Dufau dans la salle parle de ses produits comme s’ils étaient ses enfants, de ses vins comme s’ils étaient son sang, un bonheur de voir un tel enthousiasme et une explication logique à la qualité si juste de cette table.

 Regardés de travers dans la voisine rue Montaigne, ici, les boudins sont à l’honneur. Ici le pâté en croute est magnifique et aérien. Ici le soufflé au chocolat est coiffé et majestueux. La passion des petits producteurs et du travail bien fait, sans esbroufe. Nous aimons beaucoup ce parti pris.

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Les Fables de la Fontaine

 

Par la rumeur alléchés les Trois Gourmands ont pris pour cible mensuelle une table étoilée dans un quartier où les trois bougres ont fait leurs débuts ripailleurs.

 Table établie et connue de la Rue Saint-Do, mais, et c’est là que ça nous titille, un nouveau capitaine au gouvernail de ce navire gastronomique où l’arête met la misère à l’os. Julia Sedefdjian, autant te dire qu’elle a soufflé ses 21 bougies en décembre et dans la foulée elle conserve l’étoile de son prédécesseur, rien que ça. On se souvient de ce que nous faisions au même âge… et merde.     

 Sur nos tabourets perchés, nous décidons de prendre le menu entrée plat dessert, histoire de samplé un peu plus qu’avec l’éternelle carte blanche. 

 Les trois entrées donnent l’impression de sortir de trois cuisines différentes, toutes délicieuses avec une mention spéciale au jaune d’œuf croustillant, poireaux croquants en vinaigrette d’algues, haddock cru et cuit, furieusement gourmand. Les huîtres sentinelles en gelée de concombre, pomme Granny Smith, citron et caviar, sont belles, originales mais manque légèrement de relief. Le foie gras poêlé, pommes coings, Chantilly au curry est top, très traditionnel en apparence mais étonnement contemporain et light.

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Mensae

 

Orphelin d'une critique des Trois Gourmands, le 19ème arrondissement a enfin reçu la visite des trois gonzes à l'appétit et au palais affûtés. Pour justifier cette expédition loin de nos bergeries respectives autant dire qu'il ne s'agissait pas de jouer à touche-pipi en cuisine, et à Mensae le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils maîtrisent leur sujet.

Après un rafraîchissement dans la mythique guinguette post-bobo Rosa Bonheur, nous nous perdons dans des rues plus désertes les unes que les autres, pour arriver dans un beau restaurant, spacieux, clair et assez confortable.  Ad mensam consistere à Mensae amène ça: un pur moment de bonheur gourmand.

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 Clover 

 

Il doit être à quatre feuilles manifestement, l’autre table de Jean-François Piège est ludique, gourmande, assaisonnée à merveille et branchée. Le confort est sommaire mais c’est vite oublié.

Dans ce mouchoir de poche de Saint Germain des Prés, l’unique menu est préparé dans une cuisine qui jouxte les quelques 20 couverts et l’enchainement des mets est parfaitement chronométré. La carte des vins est brève mais efficace, nous portons notre choix sur un Côte Roannaise Vieilles Vignes, bien équilibré et accompagnant très dignement nos assiettes.

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Porte 12 

 

Quel rapport existe t'il entre le restaurant gastronomique Porte 12 et un vieux jeu d'arcade Pack Man? Aucun, sauf à commencer ou finir votre soirée au Fantôme, bar atypique proposant à sa clientèle branchée, des jeux rétros: Street Fighter; fléchettes électroniques; baby foot; flippers; à 2 pas de la rue de la Messagerie et de notre restaurant du mois.

L'introduction de cet article se perdrait déjà dans des détours inutiles?! C'est exact! Mais comment retranscrire cette soirée haute en couleurs quand nos débats ont remis en question les fondements même de notre site. Attribuer 3 Gourmands; deux Gourmands, après tout ce bruit, difficile .. mais une chose est certaine: les Gourmands attribués ce soir sont SCHISMATIQUES! Gourmand versus Gourmet: quand l'art culinaire déplace l'assiette d'une table au centre d'un tableau; quand des cuisiniers tiennent en main des pinces à épiler plutôt que des hachoirs; quand le goût du beau égale le goût des choses .. bref quand 2 Gourmets affrontent un Gourmand; un PV des évènements s'impose.

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 L'Ourcine

 

 

Une devise, « vins de vignerons et cuisine de cuisinier » et une pensée « boire un canon c’est sauver un vigneron ». Qui pourrait objecter à ces mots d’accueil de l’Ourcine, pas les Trois Gourmands en tous cas ! A quelques enjambées de Port Royal dans le quartier Croulebarbe aux allures de village, le lieu est discret mais confortable, affluant mais calme et le service est très attentif et efficace. Les assiettes qui flottent dans la salle font tourner la tête et envoient un message clair ; nos solides appétits ne seront pas en reste.

La carte du menu à 35 euros est belle, bistronome et pourvue d’une inhabituelle originalité pour ce type d’établissement. Le choix est difficile mais rapide tant l’envie de bien jaffer nous taraude le buffet. Leurs vins ne sont pas les vins de l’intendance et n’ont pas le goût de trop peu ou de rien ni tendance à puer le phénol ou le purin, non, pas de pichtegorne à la carte mais des vins accomplis et bien tournés, manifestement le fruit d’un bel effort de sélection et de recherche. Nous partons sur une Côte Roannaise de Francisque Lapandéry, à 25 euros on se demande pourquoi on a gaspillé plus de trente années à boire autre chose.

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Bistro Volnay

 

C’est une belle adresse que vous proposent les 3 gourmands ce mois-ci. Tout est ici une question d’équilibre. Le lieu tout d’abord : c’est un bistrot des années 30 avec son indispensable bar, une longue banquette couleur bourgogne adossée au mur, des boiseries, de grands miroirs, des petites tables rondes éclairées à la bougie. Eh bien, ce n’est ni vieux, ni ancien, ni branché bien sûr, c’est juste beau et confortable.

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 Bar Le passage - Senderens

    

Nous voici dans l’univers du mythique Alain Senderens, dans son « bar ».  La salle est très soignée, chaude et confortable et fait en effet penser à un bar, plutôt haut de gamme et où il est possible de prendre un repas, avec une vue sur la Place de La Madeleine. Toutefois, les vedettes de ce bar ne sont pas les cocktails (ni même les Trois Gourmands le soir en question) mais l’excellente cuisine de Jérôme Banctel, ancien du Crillon et de l’Ambroisie, notamment, qui dirige avec brio les cuisines du Bar et du Restaurant d’Alain Senderens.

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Métropolitain

    

J'étais assez content de mon effet. Deux jours après l'adoption de la loi sur le "mariage pour tous", je donnais rendez-vous aux 2 autres gourmands .. dans le marais. Ils arrivaient alors, d'une démarche faussement nonchalante, trahissant l'appréhension de devoir participer à une soirée arc en ciel, débridée, colorée mais non souhaitée.

Après un apéro dans un pub écossais des plus classique "The Auld Alliance", nous considérons une autre question d'actualité, mais plutôt d'ordre culinaire: que penser des candidats des émissions cuisines TV  à succès, top chef en l'occurrence, à l épreuve de la réalité? On ne doutait pas de la valeur de ces jeunes cuisiniers, mais on s'interrogeait sur les vertus de cette accélération médiatique qui propulse des chefs à la tête d'un restaurant sans peut-être respecter le temps nécessaire à leur maturité. Paul Arthur Berlan, chef au Métropolitain, passé par le Meurice et les cuisines de Top Chef, nous fera une démonstration des plus probantes: maîtrise technique, simplicité et produits excellents lui permettent de réaliser des repas gastronomiques de qualité, sans esbroufes.

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Ciasa Mia 

Au moment de choisir notre restaurant du mois de janvier, j'ai eu envie de faire découvrir aux 2 autres gourmands un restaurant italien. On connaît les classiques de cette cuisine mais on a rarement l'occasion de goûter aux créations gastronomiques de ces chefs.

Après un agréable "happy hour" au Bombardier, nous restons sur les hauteurs de la montagne Sainte-Genevièvre, direction Ciasa Mia. C'est dans une vieille bâtisse du XVIIième, avec ses poutres brutes au plafond, et son feu dans la cheminée, que nous accueille Francesca. Elle a l'accent chantant d'un ailleurs transalpin et le sourire franc d'une passionnée attentive au scénario de votre dîner.

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Kura :

                

Franchement? Frais, discret, subtil et en terrasse étaient les mots clés de la soirée chez Kura. Après un passage bref à La Gare (un peu bling bling mais agréable), les Trois Gourmands arrivent à Kura, restaurant à l'angle de deux rues, paré d'une terrasse verte et aérée de chaque côté.

Le repas gastronomique nippon à 55 euros est un joli show qui fait vraiment plaisir. Les produits sont d'une grande qualité et les mets ont le charme discret de leur apparente mais trompeuse simplicité. L'entrecôte tataki à la japonaise est tellement bonne qu'elle suscite le regret de celui des Trois Gourmands qui ne l'a pas choisie (bien que son thon grillé ne démérite guère), assaisonnement parfait, grillée d'un côté, tiède et vinaigrée de l'autre. Le premier dessert, la "fraîcheur de pêche vanillée" est magnifique, géométrique et plein de goûts et textures différents, vraiment impressionnant, pêche pochée surplombée d'une meringue d'une légèreté insolente et accompagnée d'un sorbet au gingembre sur un excellent sablé et d'une petite crème de verveine avec des pousses de menthe, un bijou.

Tout n'était pas parfait cependant, carte des vins sur tablette qui ne fonctionne pas très bien, aucun conseil sur les vins, et soupe miso et riz qui arrivent à un moment incongru et qui auraient mieux fait de ne pas arriver du tout. A l'exception de ces quelques détails, c'est gourmand et s'en priver serait une folie.

Prix par personne

 55e

Entrée

 7.5/10

Carte des vins

 6.3/10

Plat

 8/10

Décoration

 8/10

Dessert

 8.8/10

Service

 6.5/10

Rapport qualité/prix

 7.5/10

Présentation des mets

 7.5/10

Note Globale

 8.3/10

        56 rue de Boulainvilliers, Paris 16ème

        Tel: 01 45 20 18 32

        Site Web: www.kuraparis.com

 


 La table d'Eugène  :

                                 

Les 3 gourmands se sont rendus à la table D' Eugène, restaurant situé dans une petite rue, en contrebas de la butte Montmartre. Dans ce 18ème arrondissement, d'ordinaire endormi culinairement, La table d' Eugène fait figure d'exception et propose un menu assez alléchant et abordable à 38 euros (E-P-D). La décoration de la salle est plutôt simple, quelques vielles affiches de publicité sont accrochées aux murs,  le service est assuré «à la bonne franquette » autour une dizaine de tables de bistrot suffisamment espacées pour apprécier davantage notre assiette que la conversation des voisins.

Notre menu : on retiendra des entrées un superbe tartare de daurade et chips de pain. On  goûtera ensuite 2 plats : une côte de cochon servie avec son risotto de coquillettes sauces cèpes et truffes ; assiette copieuse, et riche (on a eu du mal à finir, puis à digérer) ou un agneau de 7h et sa purée de patate douce tout en finesse.

Les desserts à venir garderont la qualité des précédents mets : sphère en chocolat, gâteau croustillant aux framboises.

Prix par personne

 38e

Entrée

 8.3/10

Carte des vins

 6.5/10

Plat

 8/10

Décoration

 6.3/10

Dessert

 8.3/10

Service

 7.5/10

Rapport qualité/prix

 8.5/10

Présentation des mets

 8/10

Note Globale

 8.5/10

 18 rue Eugène Sue, Paris 18

Tel: 01 42 55 61 64

Note des 3 Gourmands: 2 Gourmands

 


Chapter one Dublin  :

       

Institution en Irlande, élue meilleure table d'Irlande plusieurs années de suite, titulaire d'une étoile Michelin depuis plusieurs années et franchement, pour un menu lunch à 35 euros c'est assez impressionnant. Le restaurant est dans la magnifique demeure en granite où habitait autrefois John Jameson, célèbre boss de la maison de Whisky irlandaise. Du coup, nous avons commencé par déguster quelques Jameson assez rares dans le très spacieux et confortable bar du restaurant. Nous nous sommes présentés au maître d’hôtel qui connaissait les Trois Gourmands et plein d'enthousiasme il nous a proposé un tour de l'établissement et des cuisines et de nous présenter Ross, le chef étoilé qui en plus de nous avoir impressionné avec les réalisations au menu, a pris le temps de lister ses pubs préférés à Dublin, top! Comme nous aimons, le repas avait une coloration locale et de saison bien marquée, très belle déclinaison de textures et cuissons pour la variation de porc en plat avec des condiments au chardon, orge tendre en mousse de persil. Très belle assiette autour de la tomate aussi, dont notamment une petite tomate cerise infusée au basilic faisant exploser ses saveurs avec une incroyable intensité. Les desserts étaient légèrement moins impressionnants et souffraient peut-être d'un excès de présentation et d'une insuffisance d'originalité.

 

Prix par personne

 45e

Entrée

 8,8/10

Carte des vins

 7,6/10

Plat

 8/10

Décoration

 9/10

Dessert

 6/10

Service

 8,6/10

Rapport qualité/prix

 8.3/10

Présentation des mets

 8,3/10

Note Globale

 8,8/10

  

Adresse: 18-19 Parnell Square, dublin 1, Ireland

Téléphone: +353 1 8732266

Site: www.chapteronerestaurant.com

 


Kigawa  :

                 

Une belle adresse du 14ème arrondissement de Paris dans une petite salle discrète. 

Le restaurant porte le nom de son chef japonais qui, comme beaucoup de ses compatriotes, a l'art de combiner la finesse de présentation et d'exécution propre à la cuisine japonaise, à une excellente maîtrise de la gastronomie traditionnelle française. Ce principe est notamment illustré par un plat qui sublime un ingrédient souvent considéré comme ingrat à Paris, la langue de boeuf. Le plat de langue de boeuf croustillante est vraiment un beau plat et la texture de la langue de boeuf très souple et fondante. 

La carte des vins est garnie légèrement mais sûrement.

Nous avions en revanche remarqué que la configuration décorative de chaque assiette était un peu trop similaire même pour des plats aussi différents que le dos de cabillaud et la langue de boeuf.

Cette table ouverte depuis 2011 a reçu un Bib Gourmand en 2012 et c'est très logique. Très bon rapport qualité prix.

Prix par personne

 32e

Entrée

 8,8/10

Carte des vins

 8/10

Plat

 8,3/10

Décoration

 6,5/10

Dessert

 7,5/10

Service

 7/10

Rapport qualité/prix

 9/10

Présentation des mets

 8,8/10

Note Globale

 8,8/10

 

Adresse: 186 rue du Château, Paris 14ème

Téléphone: 01 43 35 31 61

Site: www.kigawa.fr